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ville de paris - Page 15

  • LE FEUILLETON DE LA TOUR TRIANGLE A COTE DE VANVES : TRAVAUX PREPARATOIRES ET 2e PLAINTE DENANT LE PNF

    Des «travaux préparatoires» ont été lancés vendredi 10 décembre à Paris sur le site qui accueillera la très controversée tour Triangle, même si le chantier en tant que tel ne devrait commencer que «courant janvier», a indiqué le groupe Unibail-Rodamco-Westfield (URW) à l'AFP qui précisait qu'il s'agissait à ce stade de travaux préparatoires de déblaiement et de sondage. Le projet à quelque 700 millions d'euros - selon des estimations qui ont circulé dans la presse - prévoit une tour de 180 mètres de haut et 42 étages qui sera érigée dans l'enceinte du Parc des expositions de la porte de Versailles. Elle hébergera notamment un hôtel quatre étoiles, plus de 2000 mètres carrés d'espace de travail partagé («coworking»), un centre de santé et un espace culturel.

    Plus tôt dans la journée, le maire (LR) du XVe arrondissement Philippe Goujon, opposé au projet, avait indiqué sur son compte Twitter que «malgré l'opposition résolue des habitants, des associations environnementales et de la mairie du XVe arrondissement, les travaux de la tour Triangle commencent: un mastodonte énergivore de 15.000 tonnes de béton, imposé par Anne Hidalgo, qui ne répond à aucun besoin». Il avait accompagné son tweet de deux photos montrant une pelleteuse à l'œuvre sur le site, en train de déblayer des gravats.

    En début de semaine, les opposants à ce projet de construction ont saisis le Parquet National Financier pour  délit d’octroi d’avantage injustifié». C’est la deuxième plainte déposée au PNF contre ce projet immobilier déposé par France Nature Environnement IDF, SOS Paris, ADHAPE ainsi que la conseillère de Paris LFI Danielle Simonnet. «Comment justifier la construction d’une tour de verre et d’acier, hautement énergivore, de 70 000 mètres carrés de bureaux dans Paris, une ville qui en regorge, dans ce quartier du parc des expositions déjà saturé, et insuffisamment desservi par les transports en Commun, et cela en pleine crise sanitaire et climatique ? On privilégie encore à l’heure du grand Paris des investissements qui ne profitent qu’aux financiers et vont à l’encontre de la ville bioclimatique prônée par la Mairie, du bien-être et de la santé des habitants. Le Conseil de Paris s’est prononcé contre cette tour, les élus de l’arrondissement s’y opposent également" Dans cette situation absurde, les requérants en appellent à la sagesse ! Ils demandent un moratoire sur les travaux de la Tour Triangle en attendant les conclusions du PNF. Il faut arrêter les pelleteuses d’Unibail et Axa qui creusent les sillons d’une affaire politico-financière néfaste à l’avenir de notre cité» insistent les associations qui ont décidé de déposer cette nouvelle plainte au PNF

  • VANVES DANS LE CREUX DE L’OREILLE

     

    ABATTAGES D’ABRES 

    L’abattage du grand séquoia du Parc Pic, dont tout le monde avait remarqué qu’il restait dépouillé de feuillage selon la mairie, a suscité de multiples réactions sur les réseaux sociaux . Notamment de Sophie Gremion, représentante à Vanves de l’association A.R B.R.E.S. : «Dommage que les expertises ne soient pas accessibles aux vanveens. C’est dingue le nombre d’arbres malades. Je ne pense pas que GPSO abatte des arbres pour le plaisir d’abattre des arbres ! Surtout celui-là, pas la peine d’être un expert pour voir qu’il était malade. Il a bercé toute ma jeunesse. Je suis triste, mais il devenait dangereux»

    Mais depuis Octobre, GPSO procède à la suppression d’arbres malades ou fragilisés par les intempéries et pouvant être source de danger. Il parait qu’au total, sur toute la commune, 38 arbres seront remplacés et 43 replantés en tout lors de la prochaine saison de plantation (fin novembre 2021 à mars 2022) période la plus adaptée pour le développement de l'arbre.

     

    REPORT TOUR TRIANGLE

    Le maire LR du XVe arrondissement de Paris, Philippe Goujon, va demander au prochain conseil de Paris (16-19 Novembre)  le report du projet controversé de la Tour Triangle. Dans un vœu transmis à l’AFP et qui devait être adopté hier en conseil d’arrondissement,  il demande «qu’il soit sursis au projet de Tour Triangle dans l’attente de l’adoption du nouveau PLU (Plan local d’urbanisme) bioclimatique» qui réglementera les constructions dans la capitale, fin 2023. «Les arguments avancés en 2008 pour justifier la construction» de cette tour, qui «obstruera le paysage du sud du XVe et bien au-delà, sont «obsolètes». «Datée, la Tour Triangle ne répond sans doute plus aux besoins des entreprises que la crise du Covid-19 et le développement du télétravail amènent à repenser», souligne Philippe Goujon, opposé au projet depuis son lancement en 2008. Autres opposants historiques au projet, les Verts soumettront également un voeu au prochain Conseil de Paris, demandant lui l'abandon d'un projet qu'ils voient comme «une aberration écologique. Mathématiquement, il y a une majorité contre ce projet. Ce serait dommage qu'on n'arrive pas à la trouver» a indiqué Emile Meunier (EELV), interrogé par l'AFP sur la possibilité d'une alliance entre les écologistes, alliés de la maire PS Anne Hidalgo, et l'opposition de droite et du centre. Il demande à ce que «tous les moyens soient mis en oeuvre, y compris politiques, pour faire tomber cette tour ». 

    BANDES DE JEUNES SUR LE PLATEAU

    Une bandes de 25 à 30  jeunes habillés en noir venant du bas de Vanves pour les uns, de Paris pour d’autres, , parait il,  arrivés par Sadi Carnot sur le plateau de Vanves, ont provoqué des échauffourrées  dans la nuiit de samedi à Dimanche. Ils ont allulé des feux d'artifices, lancé des pétards, incendié des poubelles probablement, du côté de la placedes Provinces, les pompiers ayant dû intervenir, avec parait il une trentaine de policiers... « Très rare mais c'est une descente organisée, une bande.. » constatait un vanvéen de cette place qui commence à en avoir marre

  • MOINS D’HELICOPTERES AU DESSUSDE VANVES GRACE A LA FERMETURE DE L’HELIPORT D’ISSY

    La fermeture de l'héliport d'Issy-les-Moulineaux à nouveau en discussion au conseil de Paris ces jours-ci puisqu’il va adopter le plan bruit 2021-2026 de la municipalité. Et bien sûr, parmi les mesures proposées, figure ce serpent de mer, exprimé depuis des années  par la mairie de Paris : la fermeture partielle de l'héliport, situé à cheval entre la capitale et la ville des Hauts-de-Seine, entre l'Aquaboulevard et le parc Suzanne Lenglen. Il est installé sur un terrain de sept hectares appartenant à la mairie de Paris et exploité par le groupe Aéroports de Paris (ADP). Mais la concession qui encadre son exploitation touche à sa fin en 2024 et la ville de Paris ne souhaite pas la renouveler.

    «Nous nous sommes engagés pendant la campagne à créer un nouveau parc en remplacement de l'héliport. Nous envisageons ainsi l'extension du parc Suzanne Lenglen, la création d'une cité fertile, démonstrateur et lieu d'expérimentation d'une ville durable et agricole»  explique la mairie de Paris, en ajoutant vouloir «améliorer le cadre de vie et mettre un terme aux différentes sources de pollutions générées par les hélicoptères». Car ses nuisances sonores sont au cœur des préoccupations. Un rapport établi par Bruitparif en 2011 estime que les habitants des quartiers limitrophe de l'héliport, souffraient de nuisances pouvant atteindre 65 décibels, selon les trajectoires de vol, comme le constatent chaque jour de nombreux vanvéens

    Mais curieusement parmi ses voisins, l’héliport a ses supporters : «Il est essentiel qu'une région-capitale comme la nôtre bénéficie d'une infrastructure aéroportuaire comme l'héliport pour des missions de service public comme l'acheminement des secours, mais aussi pour répondre à des besoins régaliens en situation de crise» expliquait Sebastien Bizot, directeur général des services de la ville d'Issy-les-Moulineaux au Parisien, qui constatait que  le trafic aérien a déjà considérablement diminué : «En 1989, il y avait 32.000 mouvements (atterrissage et décollage) par an sur l'héliport. Aujourd'hui nous ne sommes plus qu'à 10.000», En 2018, les vols de service publics représentaient 40 % des mouvements. Dans un premier temps, la mairie de Paris prévoit de ne supprimer que les vols commerciaux